43ème étape : excursion à Fisterra


Mercredi 26 Juin 2013 Journée à Finistera


Après une bonne nuit, lever par erreur à 5 heures car le bus n’est qu’à 9 heures, l’habitude sans doute. Nous en profitons pour déjeuner tranquillement, un jeune est d’ailleurs préposé à nous servir. Choix abondant en jus de fruits, yaourts, voire de cafés expresso en plus du café classique.

Nous sommes fin prêts pour aborder cette journée de tourisme. Comme convenu la veille, nous laissons nos sacs sur nos lits pour retrouver les mêmes places le soir. Nous ne traînons pas trop pour être sûr d’avoir une place dans le bus.

Départ à pied pour rejoindre la gare routière, le plan donné par l’office de tourisme nous est bien utile. Ce trajet nous permet de voir d’autres aspects de la ville et découvrir d’ailleurs d’autres albergues de pèlerins. Nous arrivons bien trop tôt à la gare routière et devons patienter avec nos amis auvergnats et landais Isabelle et Daniel.

Le bus arrive enfin, beaucoup de pèlerins (mais pas seulement) que nous n’avons jamais vu, le N° des places figure sur les billets mais chacun se met où il veut.

Nous doublons des pèlerins courageux qui continuent encore pendant 3 jours pour arriver à Finisterra voire jusque Muxia.

Lorsque le bus approche de la côte le paysage change, très vallonné, très boisé, vraiment très joli. Nous longeons de très longues plages de sable fin.

Arrivés à Finisterra, nous partons tous ensemble à pied vers l’extrême pointe, on retrouve les balises du chemin qui suit la route de bitume.
Il y a 3,5 kms à parcourir pour atteindre le phare. Et du phare, pour respecter la tradition qui veut que chaque pèlerin brûle ses vieux vêtements, nous descendons dans les rochers pour approcher l’océan au plus près. Nous ne sommes pas les seuls, il y a d’autres pèlerins mais aussi et surtout des touristes.

Rien à brûler, Isabelle et Daniel ont amené de vieilles chaussettes et dans le creux d’un rocher y mettent le feu avec bien du mal car l’endroit est très venteux. Photo pour immortaliser la scène.

Puis retour vers le petit port pour se trouver un petit resto. Comme nous sommes 8, le serveur perd patience, il ne supporte mal de devoir répondre plusieurs fois de suite à la même question (C Quoi ça ?). Finalement, certains se risquent à des spécialités espagnoles, moi je préfère le traditionnel plat peregrino.

A 15 heures il nous faut déjà reprendre le bus pour Santiago, il y a 2 H 15 de voyage, le temps est beau. Le bord de mer est très découpé ressemblant à la fois à la Corse et à la Bretagne.

Pour le retour, nous avons pû trouver des places au niveau supérieur du bus. Je m’installe à côté d’une dame, nous échangeons quelques mots en français. Elle vient de Porto voir son fils à Santiago. Elle peut enfin répondre à une grosse interrogation. On dit Fisterra ou Finisterra.
En fait, les 2 orthographes Finisterra et Fisterra sont possibles. Finisterra est le mot pour les espagnols, et Fisterra est le mot pour les galiciens. Elle m’apprend que la Galicie tient beaucoup à son identité. Il y a d’autres exemples de mots courants typiquement galiciens.

Les auvergnats optent pour le départ suivant car ils ont choisi de repartir de Santiago le soir même par autocar pour rejoindre Hendaye le lendemain matin. Ils doivent récupérer leur véhicule à St Jean Pied de Port.

Pour le soir les landais nous ont conseillé un petit restaurant non loin de la cathédrale et du centre de police municipale. Pas de difficulté pour le trouver, il n’y a que quelques tables occupées. Le temps de faire notre choix toujours sur les conseils de Daniel qui d’ailleurs nous fait la surprise de nous rejoindre avec Isabelle.

Non prévu, nous passons un super dernier dîner, un bon repas avec des potes que rêver de mieux. Nous testons les « piments de Padron », excellents et les moules en salade tout aussi bonnes. Les piments sont des piments doux trempés rapidement dans l’huile bouillante puis passés dans du gros sel (voir photo), une assiette complète à se régaler. Nous retrouverons Daniel et Isabelle le lendemain qui prennent aussi le RENFE jusque Hendaye.

Et retour à l’albergue pour notre dernière nuit espagnole. Surprise, notre voisin de lit est le boulimique de la photo en tous genres rencontré à Mélide.


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