41ème étape : de Arzua à Amenal

Lundi 24 Juin 2013 : étape de 22,5 kms. Hébergement à l’hôtel restaurant Amenal à Amenal


Lever 6 H 30. Petit déjeuner au bar d’à côté, le seul ouvert à cette heure là.

Après être passés par une forêt d’eucalyptus pendant un bon moment, nous faisons notre premier arrêt.  Peu de montées et descentes mais des paysages doucement vallonnés. Le soleil est là assez tôt mais en forêt nous n’en profitons pas beaucoup.

Nouvel arrêt en bordure du chemin, Andrée s’est contentée ce matin d’un demi paracétamol, la douleur au genou s’est déjà réveillée très vite.

Le chemin est particulier, il longe de près la route nationale tantôt d’un côté tantôt de l’autre. A l’approche de Santiago, quelques rappels de pèlerins qui n’ont pas pû finir leur chemin. Notamment un souvenir de 2 pèlerins morts au même moment. A une journée de l’arrivée à Santiago.

Nous passons par O Pedrouzo avant d’entrer dans une forêt d’eucalyptus. Impressionnants car très hauts et très droits. Nous sommes seuls à l’exception d’une biche qui débouche sur le chemin et nous regarde avec curiosité avant de s’engouffrer dans les sous-bois. Andrée réussit la photo. Le vent fait craquer les arbres créant une ambiance lugubre d’autant que la hauteur de la végétation ne laisse pas entrer une forte luminosité.

 Nous traversons un village que nous croyons être Amenal, des maisons particulières avec des treillis pour le raisin et des fleurs le long des murs. Enfin un village fleuri. Toujours pas d’hôtel. Légèrement inquiets nous demandons à un paysan si l’hôtel d’Amenal est encore loin. Pas de problème, continuer le chemin jusqu’au passage sous la route, de l’autre côté il y a l’hôtel. Effectivemment, plus loin on commence à apercevoir de l’autre côté de la route un hôtel. Ouf !

Nous sommes pratiquement les seuls à nous arrêter à Amenal. Beaucoup d’autres pèlerins soit s’arrêtent à O Pedrouzo soit continuent jusque Lavacolla afin d’avoir une très courte étape pour rejoindre Santiago. J’ai opté pour la solution intermédiaire pour économiser les genoux d’Andrée qui souhaite arriver à Santiago avec son sac sur le dos.

L’hôtel se trouve carrément sur le chemin aussi les pèlerins s’arrêtent pour se restaurer ou se désaltérer. Nous retrouvons les 2 français du gîte précédent qui terminent leur repas. Ils n’ont pas trouvé à se loger à O Pedrouzo alors ils ont décidé de continuer jusque Santiago, soit une étape longue de 37 kms, ça n’a pas l’air de les effrayer, ils sont bretons et bons marcheurs.

Nous avons le temps de prendre une collation apportée par une très gentille serveuse avant d’intégrer notre chambre. Très confortable pour un hôtel 2 étoiles. L’après-midi est un peu longue car il n’y a rien à faire dans le secteur, ça semble être un petit hameau et nous n’avons pas le courage de pousser très loin nos investigations. Pour une dernière fois, nous prenons la photo du grenier à grain surélévé appelé horreos que nous avons très souvent vu depuis que nous sommes en Galice. Dans l’après-midi un minibus dépose son lot de pèlerins touristes.

Nous n’avons pas d’autre choix que de prendre notre dîner à l’hôtel. Tout le monde attend avec impatience l’ouverture du restaurant, les touristes du minibus font une grande tablée. Encore un voyage organisé pour des touristes-pèlerins avec accompagnatrice. Du coup le service est très long.

Pour demain matin, le petit déjeuner est à 8 heures, beaucoup trop tard pour nous si nous voulons arriver pour la messe de 12 heures à Santiago. Nous essayons de grapiller un peu de pain et de beurre pour partir très tôt. Nous trouverons bien un bar ouvert sur la route.


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