39ème étape : de Portomarin à Palas de Rei

Samedi 22 juin 2013  étape de 25 kms Hébergement à l’albergue Buen camino de Palas de Rey


Lever 5 H 45, petit déj  6 H 30 au centre de Portomarin. Un seul bar est ouvert. Beaucoup de pèlerins, c’est la grosse pagaille dans le bar. Le patron, seul à servir, est complètement débordé. Il fait ce qu’il peut le malheureux. Notre sortie de Portomarin se fait par un autre pont,  peu de visibilité car brume dense. Nos copains sont avec nous, nous prenons quelques photos.  Le chemin remonte alors dans la forêt, pas très difficile.

Le premier village Gonzar est à environ 8 kms. Avant d’y arriver, passage non loin d’un abattoir, le cri des cochons qui sentent la mort glace le sang, je ne vais pas apprécier mon jambon ce midi. Peu après, Gonzar avec arrêt café et sandwich. La brume de ce matin s’est enfin dissipée, le soleil a balayé les nuages et il fait très doux.

Les auvergnats sont devant nous, ce soir ils vont au-delà de Palas de Rey.

Pour l’instant tout va bien, les chemins grimpent très souvent en bordure de route ou de forêt. Comme la veille les odeurs de campagne se font sentir. Les villages sont bien souvent sales, passage de troupeaux oblige.

Vers 11 h 30 nous nous arrêtons à la sortie du hameau devant une albergue où des sièges sont à disposition dans l’herbe sous les arbres. Nous mangeons les sandwichs préparés la veille. Nous avons très souvent été doublés par des espagnols et aussi par un groupe d’une cinquantaine de jeunes emmmenés par 2 accompagnateurs qui font le chemin pour la compostela.

A Portas, nous longeons un cimetière particulier, les tombes sont dirigées vers la rue. En contournant le cimetière nous apercevons les auvergnats en pleine sieste. Marie Claude ne peut plus marcher, sa jambe gauche la faisait déjà souffrir et maintenant c’est la droite qui commence. Elle espère trouver une voiture qui la conduira jusque l’albergue où son sac est déposé.

Il reste quelques kms à parcourir, Andrée aussi commence à sentir ses genoux. Naturellement Palas de Rei se situe sur une bute. Il faut monter une bonne partie de la rue principale. Enfin nous arrivons à l’albergue Buen Camino en plein centre. L’accueil par un jeune gérant n’est pas des plus chaleureux. Il nous montre au 1er étage le dortoir d’une douzaine de lits, nous pouvons choisir nos lits dans le coin où il reste des disponibilités. L’autre côté est occupé par des français.

Le dortoir est confortable, beaucoup de place pour circuler entre les lits. Assez rare dans les dortoirs. Le sac d’Andrée n’est pas encore arrivé, on se repose en attendant, ensuite douche et courses pour le lendemain.

Un coup de fil aux auvergnats, Annie nous dit que M.Claude s’est fait prendre par un taxi et qu’ils sont bien arrivés mais aussi fatigués. Comme nous avons fait 25 kms, ils ont dû en faire une bonne trentaire.

Notre dortoir s’est rempli. En plus des français (4 bretons), sont arrivés 4 espagnols et une dame qui vient des environs de Bruxelles. Elle vient nous faire la conversation car elle a reconnu notre accent qui lui rappelle sa Belgique. 1ère fois qu’on nous dit avoir l’accent belge !! Devant notre air étonné, elle nous dit que ce n’est pas tant l’accent mais la manière de s’exprimer et peut-être certaines tournures de phrase. Elle est partie du Puy en Velay et a eu du mauvais temps pratiquement depuis le départ, elle s’arrête souvent une journée pour se reposer. Elle conseille à Andrée de faire de même pour ses genoux, et surtout écouter le chemin, car le chemin nous parle !!

En sortant à l’arrière de l’albergue, nous avons une grande place piétonne où l’albergue dispose d’une terrasse avec tables et chaises. Comme il ne semble pas y avoir grand-chose à visiter, nous nous attablons quelques instants. Brigitte et Patrick se sont aussi arrêtés à Palas de Rei, ce devrait être notre dernière rencontre car ensuite ils vont augmenter le kilométrage de leurs étapes, ils ont des obligations et doivent rentrer rapidement.

Pour le repas du soir nous avons reperé un peu plus loin un bar avec pizzas. 2 charmantes dames nous servent des pizzas énormes. Mais pas moyen de se faire comprendre pour avoir du vin rosé, la carafe de vin rouge nous satisfait quand même.

Avant le coucher, prépa du lendemain matin car un état de lieux nous a montré que si le dortoir est très correct, la toilette du matin doit être problématique. Dans la salle de douches, il n’y a que 2 petits lavabos. Cette salle de douches dessert 3 dortoirs. Il faudra partir tôt. Le bar à pizzas sert le petit déjeuner le matin à partir de 7h. Un bon point.

NB : Palas de Rei est en galicien, Palas de Rey est en espagnol.


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