38ème étape : de Pintin à Portomarin

Vendredi 21 juin 2013  étape de 30 kms Hébergement à l’albergue Porto Santiago à Portomarin


Lever 6 Heures, Petit Déj 7 Heures.

J’appréhende cette étape. Nous passons par Sarria, là où commencent le pélerinage des espagnols, pour avoir leur Compostela, il leur faut justifier d’au moins 100 kms de marche. Pour éviter la triche, ils doivent faire tamponner leur créanciale le midi et le soir.

Départ sous un ciel gris. Après quelques kilomètres nous apercevons non loin de la route le gîte où se sont sans doute arrêtés les auvergnats et le couple Yan et Suzy. Ambiance de fête, la sono s’entend jusque la rue.

Chemin agréable, rien de particulier jusque Sarria.

La ville de Sarria se trouve sur  une hauteur, il faut monter 62 marches pour accéder au centre ville dans la rue commerçante. Nous y rencontrons Yan et Suzy. Satisfaits du gîte de la nuit précédente si ce n’est Yan très irrité à l’encontre d’un ronfleur qui l’a empéché de dormir une partie de la nuit. Quelques photos à faire dans Saria. Heure matinale mais rue déjà bien animée, beaucoup de sacs à dos.

Nous arrivons le long du couvent de la Magdalena où un bus vient d’y déposer son lot de touristes. Le couvent a été fondé au début du XIIème siècle comme hôpital de pèlerins.

Pas de chance les touristes déposés sont les pèlerins du week end. Font-ils le chemin pour la créanciale ?? Certains sont équipés de neuf, beau pantalon beige clair au pli impeccable, super tennis bien blanc…

Pour sortir de la ville, belle descente après le monastère avec pente relativement raide. Après être passés un petit pont, où il a fallu immortaliser le départ sur le chemin d’un groupe d’espagnoles, nous entrons sous bois. Pourvu que que la marche en procession ne dure pas. A une voie ferrée où s’affairent des ouvriers, il nous faut attendre le passage du train. Quand la voie est libre les 1ers pèlerins s’élancent et ça ne loupe pas, ils partent tout droit alors que la flèche avant le passage à niveau indique de prendre à gauche. Oui, des pèlerins vraiment tout neufs.

Nous manquons de ravitaillement car rien d’ouvert à Sarria. Nous commençons à ressentir un petit creux. Les quelques villages traversés n’ont rien à nous offrir. Enfin un petit hameau où une boulangère propose un peu d’épicerie et du café. Elle a installé quelques tables sous un abri. C’est une aubaine. Yan et Suzy nous y rejoignent. Puis reprise avec une succession de montées et de descentes, retrouvaille de la boue et des pierres. C’est un peu galère.

Enfin nous apercevons Portomarin au loin. Pour y arriver beaucoup de hameaux à traverser avec bouses de vaches en quantité et odeurs de porcherie. Comme à chaque fois où le but est visible de très loin, l’approche semble interminable.

Enfin nous y sommes, dernière épreuve après le pont au-dessus du fleuve Miño qui passe au pied de Portomarin (avant de filer vers la frontière portugaise à Melgaço) il faut monter un grand escalier puis encore monter une rue très pentue pour arriver sur la place. Le plan de la ville permet de situer l’albergue. C’est dans une rue proche mais encore une pente très raide. C’est une albergue avec quelques chambres. L’albergue présente bien. La chambre est correcte avec coin toilettes à partager avec 2 autres chambres. Un petit coin cuisine avec balcon où nos pouvons sécher le linge. Le balcon donne sur un jardin où j’entends les voix des auvergnats. Sans se concerter, nous nous retrouvons au même endroit.

Le soir nous payons l’apéro dans le jardin c’est notre anniversaire de mariage, pour une fois le ciel est bleu il fait super beau. La ville de Portomarin est concentré autour d’une belle place où trône une église massive plus ou moins abandonnée. Tous les pèlerins semblent s’y être donnés rendez-vous. Difficile de trouver une place en terrasse des nombreux cafés le long de la place. Elle se prolonge par une longue rue très commerçante bordée d’arcades qui descend vers le fleuve.

Notre hébergeuse nous indique un petit restaurant un peu plus loin d’un bon rapport qualité/prix. J’ai oublié de dire qu’elle comprend un peu le français. Comme je lui demande pour le portage du sac d’Andrée, elle nous dit s’en occuper. Elle précise de ne pas mettre le prix dans l’enveloppe, elle règle elle-même le chauffeur, il suffit de lui régler les 3 euros. Surprise !! Jusque là pour le portage de sac d’Andrée, il nous en coûtait 7 €. Mais elle confirme que le prix normal est de 3 euros, on s’est fait avoir depuis quelques jours.

Après l’apéro, nous allons tester le restaurant indiqué. L’accueil n’est pas des meilleurs, manifestement nous enquiquinons le serveur. Heureusement le repas servi est correct, mais les repas pèlerins (peregrinos) offrent toujours les 3 mêmes choix : pescado (poisson), polio (poulet), cerdo (porc).


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