33ème étape : de Rabanal à Molinaseca

Dimanche 16 juin 2013  étape de 25 kms Hébergement à l’hôtel El Palacio à Molinaseca


Lever 6h après une mauvaise nuit : andrée jambes et pieds douloureux, quant à moi mon rhume m’empêche de respirer.

6h30 petit déjeuner, nous ne sommes pas les premiers. Pas mal de pèlerins sont déjà sur le point de partir. Il faut dire qu’un ciel dégagé et une température agréable promettent une belle journée.

7 h nous partons tranquillement. L’échauffement se fait bien et après quelques kilomètres Andrée ne sent presque plus son genou, elle peut marcher à peu près normalement. A la sortie du village, arrêt pour une photo du magnifique paysage de montagne et d’une jolie fontaine.

Au 1er village, Foncebadon à 1440m d’altitude, moral d’enfer tout va très bien, paysages vallonnés magnifiques avec le soleil qui se lève dans un grand ciel bleu, partout des genêts fleuris et des bruyères rouges.

On continue à grimper, montagne classique, on se croirait dans les Hautes-Alpes. Un arrêt pour manger un morceau auprès du sommet de la Croix de Fer (Cruz de Ferro), point culminant. On y dépose une pierre avec un vœu comme le veut la tradition. Beaucoup de pèlerins mais aussi de nombreux touristes arrivés en bus.

Un espagnol arrive en voiture et attend son fils handicapé qui fait des portions de chemin sur un vélo couché qu’il fait avancer à l’aide des bras. Il demande à la police présente au sommet d’apposer un tampon sur un document sa créanciale afin d’attester de sa présence.

Après le sommet nous entamons la descente. Curieusement, nous nous retrouvons seuls, plus de touristes qui ont repris leur bus. La descente se fait dans un décor de garrigue. Par endroit très raide, il faut être très vigilant. Cette descente qui réveille les douleurs physiques se poursuit jusque El Acebo.

A El Acebo, nous profitons d’un arrêt pour nous rafraîchir car il fait chaud. Par la même occasion réserver une chambre à l’hôtel El Palacio de Molinaseca et annuler la réservation faite la veille dans le prochain village, dommage car cette pension est tenue par une charmante dame qui parle admirablement le français. Encore 9 kms et toujours la descente raide jusque Riago de Ambros.

Après ce village le chemin se durcit. Il passe en contrebas de la route et devient rocheux mais des roches irrégulières et relativement lisses. Il semble interminable. Quand enfin nous retrouvons un chemin de terre et de pierrrailles. Nous sommes suivis de près par un groupe de touristes, des espagnol(e)s qui font leur promenade dominicale aperçus à la sortie de Riago descendre d’un bus. Le problème est qu’ils sont bruyants, Andrée fatiguée a beaucoup de mal à supporter leurs jacasseries. Le village de Molinaseca nous paraît de plus en plus loin. Sous la chaleur, il nous faut descendre, remonter, tourner à gauche, virer à droite, ça n’en finit pas.

Quand enfin nous entamons une montée qui paraît être la dernière, je dois attendre Andrée qui peine de plus en plus. Lorsqu’elle me rejoint, elle est sur le point de défaillir. Elle doit s’asseoir. Je la fais boire et manger un sucre et un abricot sec. La fatigue, la chaleur, les espagnols peut-être mais je crois surtout qu’elle a une grosse fringale. Ce midi elle a négligé de s’alimenter correctement se contentant d’une poignée de raisins secset une barre de céréales, de loin insuffisant.  Mais elle récupère et nous pouvons repartir, Molinaseca est à nos pieds (et les espagnol(e)s loin devant).

Le village est là juste après le pont, sur l’autre rive se trouve un bar plein de monde en terrasse. Nous allons y prendre notre déjeuner et retrouvons nos australiens Yan et Suzy au bord de l’eau. De l’autre côté de la rivière, le jeune d’Honduras rencontré à Bercianos lézarde au soleil, il semble avoir changé de copine. Son pèlerinage est fait de découvertes dans tous les domaines.

Nous allons prendre possession de notre chambre à l’hôtel El Palacio juste à côté. Il est assez luxueux. Douches et repos bien mérités. Les auvergnats nous appellent pour les rejoindre sur la terrasse. Il est déjà 17 H 30. Nous les accompagnons faire le tour du village, une seule rue essentiellement commerçante. Parfaite pour les courses. Ensemble nous recherchons où prendre le petit déjeuner du lendemain. Pas de chance, tous les bars ouvrent tardivement.

Nous profitons de cette belle journée pour manger en terrasse avec les copains qui eux sont logés à la sortie du village.

La journée a été particulièrement fatigante, 25kms de montagne et une descente interminable pour finir. Mais néanmoins, nous sommes contents car la carte montre qu’il ne nous reste plus que 200 kms à parcourir.

 


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