31ème étape : de Villar de Mazarife à Astorga

Vendredi 14 Juin 2013  étape de 33 kms. Hébergement à l’albergue San JavierLever 5 H 30, préparation des pieds, 2 nouvelles ampoules pour Andrée, ça va être difficile aujourd’hui. Petit déjeuner copieux, reprise du chemin avec la promesse du patron d’une amélioration pour Andrée.6 H 50, il fait frais, pour marcher c’est super. D’abord sur la route jusque Orbigo déjà 7 kms où une possibilité de variante s’offre à nous. Nous la prenons même si elle est plus longue car elle propose des paysages plus jolis avec passage par des villages et des traversées de forêts.A midi, arrivée à Santibañez de Valdeiglesias. Petit village sans attrait particulier où l’étape devait s’arrêter. L’aspect pas très engageant du gîte nous rebute. Après une pause casse-croûte au soleil sur un banc, nous prenons la décision de continuer car les genoux d’Andrée semblent calmés.Le ciel est bleu, il fait chaud, le paysage est magnifique. Alternance de champs, de bois, de vallons. Oui très, très belle variante.

Avant de redescendre sur San Justo de la Vega, nous rencontrons un original. Un jeune gars a installé devant une vieille bâtisse une cariole sur laquelle il propose tout un choix de boissons fraîches, fruits, thé,… Apparemment il les offre gratuitement. A l’ombre, un endroit où se reposer. Après un court repos, nous lui laissons quelques pièces dans un tronc.

La reprise se fait au milieu de vergers avant d’arriver sur un point du vue extraordinaire sur San Justo de la Véga. S’y trouve un grand calvaire qui fait la jonction entre variante et chemin officiel.

Puis descente sur un large chemin bétonné vers San Justo. Douce au départ, la pente se fait de plus en plus raide. Les genoux d’Andrée se réveillent. L’arrivée à San Justo nous offre la possibilité de nous poser un peu devant une boisson fraîche et une bonne tortilla. Mais il faut repartir. Astorga ne semble pas bien loin. Pour y arriver, il faut passer la voie ferrée. Pas de passage à niveau, une énorme passerelle nous fait grimper au-dessus des voies et aussi des cables électriques. Un vrai tourniquet.

Bon ça n’arrange pas Andrée. Mais ça n’est pas tout. La montée vers Astorga est très rude, la ville se trouve en hauteur. Arrivés en haut, on arrive sur l’albergue municipale. L’aspect extérieur semble très correct, malheureusement assez loin du centre. Nous appelons les auvergnats, ils sont tout à côté de la cathédrale et il reste de la place. Ok nous continuons vers le centre. Nous rencontrons alors Lau le mandchou qui nous dit être allé voir l’albergue San Janvier mais à sonn avis « pas bien ». Il a choisi l’albergue municipale à l’entrée, beaucoup mieux. Mais l’éloignement et le fait que les auvergnats nous attendent nous amènent à continuer.

Nous trouvons l’albergue et après l’enregistrement découverte du dortoir. De la place près des potes, mais l’hôtesse nous signale que les 2 lits bien tentants près des fenêtres ne sont pas disponibles. En ronchonnant, nous optons pour des lits superposés un peu plus loin.  Mise en place, repos puis sortie en ville.

Soirée, visite du centre, musée fermé, cathédrale payante pour la visite. Renseignements et photo trouvés sur internet : elle offre un attrait particulier par son horloge en chiffres romains à une seule aiguille offrant en plus de l’heure un calendrier indiquant la date et la période lunaire.

Après quelques emplettes, nous nous mettons d’accord avec les copains pour prendre notre repas du soir sur la place, face au bâtiment du conseil municipal. A son sommet, l’horloge avec une cloche et sur les 2 côtés des figurines en costume de la région appelées « maragatos » tapant les heures et les quarts d’heure. La place est vivante, il y a du monde partout.

De retour à l’albergue, nous retrouvons nos places. Le dortoir est très grand et sous les toits, la chaleur est étouffante. Pour respirer, les fenêtres sont ouvertes de chaque côté. Ce qui génère un courant d’air permanent. J’ai crû ne pas être gêné mais en pleine nuit, j’ai dû changer de lit car je suis frigorifié. J’opte pour le lit soi-disant indisponible et m’enroule dans la couverture qui s’y trouve. Mais il est trop tard…

Je ne garde pas un bon souvenir de cet hébergement. Les hôtes, tous étrangers, Amérique du Sud semble-t-il,  ne semblent motivés que par les recettes maximum. Dans le dortoir, les lits sont rangés afin de ne perdre aucune place, espace restreint entre les rangées. Difficile de bouger et de ranger les sacs.


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