30ème étape : de Leon à Villar de Mazarife

Jeudi 13 Juin 2013  étape de 22,5 kms. Hébergement à l’albergue San Antonio de Padua

Lever 5H45, café au distributeur et en route vers le pont romain à la sortie de Léon par un parcours plus direct que le chemin officiel. Avant de passer le rio Bernesga, nous apercevons l’Hostal San Marcos sur notre droite. Magnifique édifice bâti au XIème siècle par l’épouse de Ferdinand 1er de Castille pour recevoir les pauvres. A partir du XIIème, les pèlerins y disposaient d’un lieu de culte et de soins. Lau le mandchou, qui, curieux est allé y jeter un coup d’oeil, nous apprend qu’il est devenu un hôtel de luxe, l’hôtel Parador, même chaine qu’à Santo Domingo de la Calzada.

Après une rude montée dans les faubourgs de Leon, petit déjeuner le long de la nationale. Un peu plus loin, hésitation pour trouver la variante qui doit nous faire éviter le trajet le long de la nationale. Une passante indique la direction. Quelques maisons construites dans des buttes de terre intriguent Lau qui nous a suivi. Puis nous entrons dans un paysage plus agréable fait de larges espaces de landes fleuries.

Nous rencontrons un noeud routier qui pose problème. Des panneaux routiers indiquent Compostelle dans 2 directions opposées. Nous ne sommes pas les seuls à hésiter. Finalement, en traversant l’un des 2 ponts, nous retrouvons les flèches jaunes. Nous entrons alors dans un joli petit village où nous faisons une pause avant d’entamer une côte assez raide qui nous mène sur un plateau désert.

A Chozas de Abajo nous retrouvons avec surprise les auvergnats et finissons l’étape avec eux pour arriver au gîte de San Antonio de Padua.

A l’accueil, la gérante nous invite à venir à 17h dans le jardin pour la fête car aujourd’hui c’est la Saint Antoine de Padoue, patron du gîte.

Repas frugal proposé par le gîte. Puis repos réparateur dans le jardin sur les chaises longues.

Je fais une petite incursion dans le village pour trouver de quoi faire un apéritif pour le groupe reconstitué. Après mes emplettes dans la seule épicerie ouverte sur la placette du village, je retourne à l’albergue par les petites rues. J’aperçois un berger qui emmène son troupeau pâturer un peu plus loin.

Le spectacle m’interpelle. Le berger, entouré de ses bêtes, est assis sur un âne à l’abri d’une ombrelle, les chiens pas agressifs. Comme je m’étonne de voir les bêtes à cet endroit où l’herbe est très clairsemée, il me fait comprendre qu’il n’y en a pas d’autres endroits et qu’il est obligé de les nourrir à la bergerie. Ca lui revient très cher. Il accepte avec le sourire que je le prenne en photo.

Pour la fête de l’albergue, la gérante a préparé la déco du jardin avec des ballons. Je propose notre aide pour les gonfler. Ravie, elle nous rejoint dans le jardin. Ensuite, nous les accrochons un peu partout. Pendant cette activité, la gérante nous explique qu’elle parle le français, l’italien, l’anglais en  plus de sa langue natale l’espagnol. Elle veut également se mettre à l’allemand.

A 17 heures, l’apéritif est offert, sangria, gâteaux et cerises. Ambiance bon enfant. Les derniers arrivants, des pèlerins cyclistes ne sont pas les moins surpris, mais ils sont ravis de déguster la sangria.

C’est une albergue qui fait les repas donc le soir nous restons sur place pour manger un repas végétarien, spécialité du gîte.

Avant le souper nous prenons l’apéro avec les auvergnats car nous pensons ne plus les revoir.

Le repas végétarien est excellent, salade, soupe de potirons, paëlla de légumes, crêpe au chocolat et chantilly. Dans l’entrée de l’albergue, un diplôme est affiché récompensant la gérante pour la qualité de ses repas. Il est amplement mérité.

Le patron a un don pour soulager les bobos du chemin. Il manipule les genoux d’Andrée et lui promet un soulagement dans les prochains jours. Elle fait quelques pas, elle se sent mieux !! Reste à confirmer. En tout cas, elle ne passe pas une bonne nuit.


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