26ème étape : de Carrion de los Condes à Moratinos

Dimanche 9 Juin 2013 : étape de 30 kms. Hébergement à l’albergue Hospital San Bruno à MoratinosLever à 6 heures, vite la toilette et déjeuner sur la place. A 7 heures nous sommes déjà en route car aujourd’hui ce sera long, tout droit, pas de village avant 17,5 kms

Départ avec mal aux genoux pour Andrée malgré les anti-inflammatoires.

Chemin monotone le long de la nationale, premier arrêt à Calzadilla de la Cueza pour avaler nos petits pains préparés la veille. Plus loin, nous avons la surprise de rencontrer la pèlerine vue la veille chez les soeurs avec qui nous avons fait une lessive commune. Elle dort sur le bas-côté allongée dans l’herbe. Nous ne la réveillons pas.

De plus en plus difficile pour Andrée jusque Terradillos de los Templarios. L’arrivée sur le village est triste et nous ne trouvons pas l’albergue réservée. Après avoir questionné un villageois qui n’a pas l’air de comprendre, je réalise que je me suis trompé. Sur la page Terradillos, j’ai réservé une albergue mais son adresse est à Moratinos. Il reste 3 kms pour arriver à Moratinos. Dur, dur pour Andrée qui souffre de plus en plus des genoux.

Péniblement nous arrivons à Moratinos, petit village avec une albergue à première vue classique tenue par un italien. L’accès des chambres et du dortoir se fait par le jardin qui offre de belles possibilités de se détendre (chaises longues, petite fontaine,…). La pèlerine doublée bien plus tôt arrive à son tour mais pour un simple arrêt technique, elle repart car elle a encore envie de marcher. Nous ne la reverrons plus.

Après la douche nous profitons des transats car le soleil est enfin arrivé. Toute la journée nous avons marché sous un ciel gris nuageux avec du vent de face. Après un peu de repos, un tour dans ce village très petit nous fait découvrir la particularité de certaines habitations dans des buttes de terre. Peut-on parler de maisons troglodytes ? Il n’y a rien d’autre à voir, seulement un concert itinérant dans l’église le soir, concert déjà rencontré dans un précédent village. Le village semble désert et triste. Certaines maisons sont recouvertes de pisé. Très peu de vie. L’ensemble dégage une impression de tristesse.

Dans l’albergue nous sommes peu nombreux : le mandchou et 2 jeunes avec leur mère. Au dîner italien, pris avec Lau le mandchou, nous avons l’occasion de bavarder avec une canadienne amie du gérant qui vient faire un petit séjour pour l’aider. Nous en profitons pour faire un peu plus connaissance avec Lau que nous voyons depuis pas mal de temps mais qui reste très discret.

Il nous explique qu’il est parti du Puy en Velay et qu’il va jusque Finisterra pour ensuite continuer vers Fatima avant de rentrer chez lui. Il nous explique que son métier est de transporter des touristes sur un traineau tiré par des chiens. Comme il a souvent véhiculé un groupe de français venu prospecter sa région en quête de pétrole, l’un d’eux lui a proposé d’apprendre le français.

La canadienne, ancienne pèlerine, nous explique les prochaine étapes et insiste pour nous laisser son guide très complet mais en anglais. Elle insiste pour qu’Andrée plonge ses pieds dans l’eau très froide de la fontaine. Elle est réputée pour soulager les douleurs.

Bon accueil chez cet Italien et très bon confort des chambres.

 


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