24ème étape : de Castrojeriz à Fromista

Vendredi 7 Juin : étape de 25 kms. Hébergement à l’albergue Canal de Castilla-Meson Infanta Leonar à Fromista

Lever à 6 h 30, nous prenons notre petit déjeuner avec nos voisins australiens. Communication difficile.

Départ 7 H 35. 1 km pour sortir du village. A la sortie, 2 pèlerins à l’arrêt de bus. Pour eux le chemin se termine ici (problème de tendinite). Devant nous se dresse une colline, le tracé du chemin est bien visible jusqu’au plateau. Le pourcentage de montée indiqué est de 12%. Chacun monte à son rythme sans problème.

Sur le plateau, nous découvrons la mesata à perte de vue avec une végétation rabougrie. Nous allons parcourir 11 kms sans rencontrer âme qui vive avant de voir le 1er village Itero de la Vega. Petit arrêt, les bretons s’arrêtent aussi, nous repartons avant eux pour 9 kms au moins. A Bodilla, village sans intérêt, petite pause sur un banc près de l’église où nous rencontrons Jacqueline une pèlerine. Pause abrégée par un ciel de plus en plus menaçant. A peine sortis du village, il vire au noir et nous enfilons les ponchos, l’orage est là.

Il tombe des cordes, nous longeons le canal de Castilla, pas d’abri possible. Il fait beaucoup de vent, l’orage gronde, fortes pluies accompagnées d’éclair.

La pluie finit par s’arrêter et un timide rayon de soleil nous aide à sècher.

L’arrivée sur Fromista par le canal de Castilla n’est pas des plus belles. Nous avons à peine passer la voie ferrée que nous trouvons le flèchage de notre albergue. Elle se trouve près de la gare dans d’anciens batîments reconvertis. Une grande bâtisse abrite le ou les dortoirs et le bar. Notre hôtesse nous fait accompagner vers notre chambre. C’est un choc. On se croirait tout droit plongé dans un western. Le bâtiment très bas est tout en longueur du genre entrepôt désaffecté. Il est divisé en 3 chambres et des remises ou chaufferies.

Sur le devant du bâtiment un abri sur toute la longueur porté par des poteaux ronds en bois. Pour ajouter à l’ambiance, un fauteuil en osier m’attend devant la porte de notre chambre. La chambre est petite et le cabinet de toilette est sommaire. Le prix n’est pas élevé 30 €. Après un moment d’hésitation, nous décidons de rester, mais notre choix n’est pas le plus judicieux.

Le centre de Fromista est assez éloigné et il recommence à pleuvoir, pourtant il faut que l’on y aille, l’albergue ne fait pas de restauration par manque de clients.

Après avoir fait un petit tour de village, nous retrouvons les bretons Brigitte et Patrick à une terrasse. Soudain, un air de bombarde, Brigitte bondit et file vers le croisement. Nous voyons alors déboucher  un gars qui joue de la bombarde et qui s’avère être le frère de Patrick. Il est venu avec sa femme les rejoindre pour marcher avec eux pendant le week end. Ils ont rallier Fromista en partant de Nantes en une seule traite. Chapeau.

Les auvergnats sont dans l’albergue près de l’église, ils sont bien logés mais nous ne les verrons pas ce soir. Nous dînerons assez tôt pour rentrer avant la pluie.

A 1 heure du matin nous sommes réveillés par la pluie qui tombe sur la toiture en tôle, cela fait un bruit d’enfer. Demain les chemins seront bien boueux.

 


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