20ème étape : de Belorado à Agès

Lundi 3 Juin 2013  : étape de 28 kms. Hébergement à l’albergue San Rafael

Réveil à 5 H 30 par notre chinois qui a ronflé toute la nuit. Il s’est levé très tôt et en se recouchant en marche arrière, il a loupé le lit et s’est effondré par terre. Il aurait pu s’assommer. De ce fait, réveil très matinal. Petit déjeuner à 6 H 45 et en route à 7 H 10

Le ciel n’est pas très clair mais il ne fait pas froid. Nous sortons de la ville avec d’autres pèlerins comme tous les matins.

Jusqu’à Tosantos, le chemin en gravier longe la route. Paysages vallonnés et de nouveau des cultures céréalières. Nous nous arrêtons à Villafranca Montes de Oca avant de prendre la montée qui devrait être très rude. Effectivement c’est raide et boueux.

Ce chemin se prolonge en forêt et pendant 12,5 kms nous restons en forêt mais sur une voie carrossable.

Nous grimpons jusqu’à 1163 mètres d’altitude, le ciel se dégage. A St Juan d’Ortega il est 13 heures nous prenons un repas fait d’omelette, salade, tomates et olives.

Jusque Agès il y a 3,5 kms de sentier mi-forêt, mi-plaine. Nous commençons à voir des fleurs et des plaines cultivées.

Nous avons réservé à l’albergue St Rafael à l’entrée d’Agès. Cet albergue est tout neuf. Nous avons un dortoir de 6 places mais nous ne seront que 4. Un allemand et une jeune française vont se joindre à nous.

Il n’y a pas de cuisine, nous allons devoir prendre le repas peregrinos. Nous avons des difficultés à faire comprendre à notre hébergeur qu’il est indiqué sur le guide qu’il y a un lave-linge. Mais il n’en démord pas « pas de lave-linge ».

L’allemand et la française lui font la même demande. Il finit alors par consentir à laver notre linge et nous le sécher. Nous lui donnons à 14h30.

Sortie pour faire le tour du très petit village (Wikipédia nous signale qu’en 2011, la population était de 65 habitants). Nous rencontrons à nouveau les auvergnats qui logent au gîte un peu plus loin. Nous tombons sur Cathy notre américaine, la pêche est revenue dirait-on.

Nous avons quelques difficultés à dénicher l’église Santa Eulalia qui se cache au fond d’une impasse. Elle est massive, style roman sans doute, peu de fioritures, c’est assez inhabituel en Espagne. Comme elle est très froide nous en ressortons assez vite. Une vieille dame assise sur un banc nous fait signe. Andrée et Annie la rejoignent. Elle essaie de bavarder mais très difficile de la comprendre. Elle habite juste à côté de l’église, apparamment elle aurait plus de 90 ans et veille sur l’église.

Retour au gîte pour constater que le propriétaire est occupé à remplir les créanciales. Il a l’air complètement débordé, il a 6 créanciales (une chambre est occupé par un couple d’espagnols) et 6 cartes d’identité, il ne s’en sort pas. Après les discussions pour le lave-linge, on se rend compte qu’il n’est pas au point pour gérer un gîte.

A 20 heures, le linge ne nous est toujours pas rendu. Quand il nous revient, à 20h30, il est encore mouillé. Il a fallu le mettre sur un sèchoir à l’extérieur. Non décidément, le propriétaire est en dessous de tout. Dommage car le gîte est confortable.

 

 


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