18ème étape : de Nájera à Santo Domingo de la Calzada

Samedi 1er Juin 2013  : étape de 21 kms. Hébergement à l’Hospederia de l’abbaye cistercienne

Lever à 6 H 30,  petit déjeuner à 7 Heures au bar du propriétaire.

Départ 7 H 30, température agréable, temps moyen.

Dès la sortie du village nous avons une belle grimpette ensuite le chemin sera régulier sans particularité si ce n’est toujours des vignes et des champs de blé.

Nous gardons une bonne cadence car le terrain est plutôt plat. Les kilomètres sont indiqués sur des poteaux tout au long du chemin, c’est une très bonne idée pour se situer par rapport au topo guide. Nous nous alimentons toutes les 2 heures, ça nous permet de maintenir un bon rythme.

Nous passons Azofra où quelques pèlerins prennent leur petit déjeuner. Toujours dans les vignes, le chemin monte tranquillement, excepté une côte qui de loin montre un défilé de pèlerins de bout en bout.

Au plus haut nous faisons une pause et sommes rattrapés par Madeleine et dédé. Quelques mots, une photo d’un panneau d’interdition très spécial, casse croûte et on repart.

Nous passons Ciriñuela le long d’un golf et traversons un très grand lotissement fait de maisons neuves, toutes sont fermées. Un village neuf mais mort, résultat de la crise.

Après Ciriñuela, nous arrivons sur Cirueña et reprenons le chemin tranquille qui monte et descend légèrement au milieu des champs de blé. Encore quelques kilomètres et nous entrons dans les faubourgs de Santo Domingo de la Calzada.

Nous avons réservé à l’Abbaye cistercienne côté hôtel. Par erreur, nous entrons du côté gîte mais à l’accueil on nous indique que la réservation concerne l’Hospederia et qu’il faut ressortir pour faire le tour du pâté de maisons. Ce que nous voyons du gîte ne paraît pas engageant.

Nous trouvons l’entrée de l’Hospederia et grosse surprise, c’est autre chose que le gîte. C’est carrément luxueux. Ce sont des soeurs qui gèrent ce superbe hôtel.

Après avoir pris possession de notre chambre, dépôt des sacs. Il est 12h30, il est temps de se restaurer. Des pâtes pour caler et une bière pour la soif sur une grande terrasse le long d’un boulevard, le patron est particulièrement accueillant.

Comme d’habitude les espagnols font la sieste et rien n’est ouvert. Nous rentrons faire comme eux. Dans l’après-midi, petite visite pour découvrir la ville et faire quelques photos.

La plaza Del Santo est délimitée par la cathédrale, une tour et un parador. Sur un panneau, nous trouvons le texte de la légende du pendu-dépendu.

« En 1130, Hugonel, jeune pèlerin germanique en route avec ses parents vers Saint Jacques de Compostelle passa la nuit dans une auberge de Santo Domingo de la Calzada. Une jeune servante lui fit des avances, qu’il repoussa. Éconduite, elle cacha dans son bagage de la vaisselle d’argent. Au moment du départ, elle l’accusa du vol du plat. Il fut condamné et pendu pour ce vol qu’il n’avait pas commis.

Les parents éplorés continuèrent leur pèlerinage et prièrent St Jacques. À leur retour de Compostelle, ils l’entendirent leur dire du haut du gibet qu’il vivait, car saint Jacques le protégeait. Émerveillés, ils s’adressèrent à l’alcade qui était en train de déguster un coq et une poule rôtis. Il leur répondit avec ironie : « Si votre fils est vivant, cette poule et ce coq se mettront à chanter dans mon assiette. » Ce qu’il advint, le coq chanta et la poule caqueta. L’alcalde bouleversé fit dépendre le jeune homme et pendre à sa place la fautive« .

La cathédrale est fermée. Quant au parador, c’est un ancien hôpital qui accueillait les pèlerins. Il est aujourd’hui un superbe hôtel-restautant.

Un peu plus loin, on trouve la plaza Mayor. Superbe place entourée par les bâtiments de l’hôtel de ville avec des arcades sur toute leur longueur.

Nous n’avons pas le courage d’aller voir les ruines des murailles qui entouraient la ville et rentrons à l’hôtel car il ne fait pas très chaud.

Ce soir, nous allons finir les restes du sac et nous coucher tôt. Pour agrémenter le tout, je repars en vitesse dans les rues avoisinantes chercher un dessert et une petite bouteille de vin. C’est vraiment curieux de constater que tout à l’heure les rues étaient carrément désertes (hormis les pèlerins égarés…) et que maintenant beaucoup de monde, des couples , des enfants qui promènent.

 


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