16ème étape : de Torres del Rio à Logroño

Jeudi 30 Mai 2013  : étape de 21 kms. Hébergement à la Residencia Jordan (Communauté des Salvatorianos)

Après un léger petit déjeuner, mise en route vers 7 H 50, le temps n’est pas au beau, poncho comme dab. Dès la sortie de Torrès Del Rio, les chemins sont larges et bien damés, c’est agréable. Les grimpettes légères et courtes, les paysages toujours de blé et de vignes. Du thym parfume les sentiers, Andrée en cueille quelques brins qu’elle garde dans la main pour le respirer dans les montées, elle trouve que ça l’aide un peu. Elle se shoote au thym.

Nous doublons une jeune asiatique (cooréenne ou japonaise) qui semble souffrir le martyr. Elle ressent des crampes ou de fortes douleurs dans une jambe. Elle va s’arrêter à Viana la prochaine ville pour voir un médecin et récupérer pendant une journée.

Arrivés à Abejera de Ganuza, on espère trouver un bar pour prendre une boisson chaude car il fait 8° et le vent et la pluie nous ont refroidis. Rien comme d’habitude. Il faudra faire avec ce que l’on trouve ici, des petits pains sucrés feront l’affaire. Il faudra tenir jusque Viana. Avant Viana, pluie et vent, difficile de marcher régulièrement. Fatigue et baisse de régime dûe au petit déjeuner trop léger.

Enfin Viana. Nous ne sommes pas seuls. Devant le très beau porche de l’église Santa Maria, difficile de se frayer un chemin pour une photo au travers du groupe de touristes japonais.

Près de l’église, la place de la mairie mérite aussi un arrêt. La boulangerie également pour d’autres raisons.

La consultation de Wikipedia nous apprend qu’une scène (ou plusieurs ?) du film « ST Jacques… La Mecque » a été tournée à Viana mais laquelle ??

A la sortie du village, l’église San Pedro dont il ne subsiste que des ruines abrite quelques pèlerins du vent, nous faisons la pause photo et casse croûte.

Dès la reprise, le chemin durci par la boue n’est pas commode pour marcher, beaucoup d’ornières. Nous cheminons longuement sans possibilité de se poser. Finalement une citerne fait l’affaire. Nous grignotons nos pains au chocolat en plein vent. Pendant notre pause des pèlerins nous doublent. Curieux, car nous avions auparavant la sensation d’être seuls sur ce chemin.

Après une partie très, très longue et un raidillon, Logroño  est là, ville très étendue, 2 clochers, beaucoup d’immeubles.

Pour y arriver, le chemin passe par un très gros centre routier. Puis après avoir longés le Rio Ebro, nous aboutissons au pont de Navarre où se situe l’office de tourisme. Après compostage de notre créanciale, on nous donne un plan de la ville avec la situation de notre hébergement.

Déjà 12 H 30, nous entrons dans une caféteria qui propose des tortillas bien sympas. Nous devons vite renoncer à l’idée de quelques courses, seul un Simply est ouvert. Les pharmacies sont toutes fermées, or il nous faut des sparadraps pour les pieds et un distributeur. Mais on apprend ici les habitudes des espagnols, avant 17 heures pas grand’chose d’ouvert.

Recherche laborieuse de notre logement, il est assez éloignée du centre. En fait, il s’agit d’un immeuble dans un grand complexe universitaire où logent des étudiants. Pendant leurs vacances, les logements sont loués aux pèlerins. Nous avons une chambre à 2 lits, cabinet de toilette et wc dans la chambre. Nous avons la possibilité de prendre nos repas du soir mais pas avant 21 heures et le petit déjeuner à 7 H 30. Dans les 2 cas, un peu trop tard pour nous. Nous prendrons le repas en ville ce qui  nous permettra de passer à la pharmacie et à la banque. Pour le petit déjeuner on avisera.

Bien couverts, nous allons nous balader en ville. Le plan nous permet de visiter certains aspects de leur patrimoine. Logroño est la capitale de la province de La Rioja. S’y retrouvent tous les rouages administratifs de cette province. A côté des bâtiments officiels, beaucoup d’églises, la cathédrale Santa Maria de la Redonda, l’église Santa Maria de Palacio, l’église San Bartolomé, etc…, l’imposant édifice de l’hôtel de ville (Ayuntamiento), énormément de commerces.

Une route semi-piètonne, la calle Portales, avec des arcades de chaque côté regroupe un nombre important de bars, restaurants, terrasses. Par beau temps la rue doit être noire de monde. Quelques pèlerins se baladent, notamment Vanessa notre italo/anglaise qui éprouvait des difficultés à marcher, elle a fait 29 kms aujourd’hui en sandales. En passant nous apercevons le gîte municipal. Les pèlerins font la queue pour y entrer.

Il fait toujours très froid, bonnet et gants indispensables.

Après les courses, nous nous arrêtons pour prendre une boisson. J’ai encore un petit creux, je commande une tortilla et Andrée un chocolat chaud. La serveuse veut absolument lui ajouter des churos. Sur le coup on ne comprend pas trop le mot ni ce que ça peut être. Finalement c’est ce qu’on trouve sur nos plages appelés chichis ou chouchous selon les régions. Andrée apprécie mais le chocolat servi est trop serré, préparé en cuisine et non réchauffé au percolateur.

Sur la route de la cité universitaire au retour, à 2 reprises des passants nous voyant consulter le plan se proposent de nous renseigner. Sympas.

La ville de Logroño mériterait de s’y attarder tant elle semble avoir un riche patrimoine. Sous le soleil ce doit être très agréable.

Pour le repas du soir c’est un pique nique dans la petite chambre.

 


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