12ème étape : de Zubiri à Pampelune

Dimanche 26 Mai 2013  étape de 21 kms. Hébergement à l’albergue Jesus y Maria.

Lever à 6 H 45 , Départ à 8 Heures pour déjeuner au bar-épicerie signalé hier par d’autres pèlerins. Ravitaillement pour la journée.8 H 15, départ par temps clair. Nous remontons vers le pont, le Puente de la Rabia, à l’entrée du village où nous retrouvons les traces jaunes du chemin. Aujourd’hui nous ne devrions pas avoir trop de montées et trop de boue.

Un peu plus loin, le chemin passe le long de l’usine Magna qui traite la magnésite. Nous cheminons sous le soleil, les paysages sont enfin agréables à regarder. Nos irlandais nous rattrapent, il se nomme Brandon et annonce qu’il a 80 ans, la dame plus jeune, s’appelle Etka. Ensemble nous progressons en chantant.

Après encore quelques endroits boueux, nous arrivons à Otrez, petit hameau très joli. Au centre, les pèlerins se sont donnés le mot pour s’arrêter. Un couple de personnes agées discutent devant un portait. Brandon ne résiste pas au plaisir de se faire prendre en photo avec eux. Une petite dame se cache aussitôt pour ne pas être sur la photo.

Andrée profite de cet arrêt pour rendre à son propriétaire la paire de chaussettes trouvées un peu avant. Puis direction le village d’Arere par un bout de route puis de nouveau un sentier.

11 heures, arrêt casse croûte dans une halte proposant boissons et légères restaurations. Nous y retrouvons les pèlerins de la veille, le soleil est toujours là, nous obligeant à retirer les pulls, le mauvais temps serait-il terminé ?

Nous approchons de Zabaldika, petit village où une dame nous conseille de prendre le chemin qui grimpe vers l’église St Etienne. La montée est rude mais courte alors que de l’autre côté montée plus difficile et plus longue. Nous grimpons vers la chapelle. Une autre dame nous accueille et nous propose, après avoir retiré nos sacs, de monter au clocher tirer la cloche.

Quelques passages ensuite de boue et nous apercevons Arre, bâti sur un flanc de colline, les maisons sont toutes semblables et alignées du même côté.

Un peu plus loin, nous pénétrons dans la banlieue d’Huarte (Uharte) par un petit pont. Après le pont, une foule compacte entoure des géants, une fête se prépare. Il y a des arcades juste après le pont et sur ces arcades on peut voir la sculpture d’un bâton de pèlerin, le bourdon ainsi que la coquille et la flèche jaune nous indiquant le chemin. Nous passons entre les spectateurs qui se massent le long de la route, ils attendent sans doute le défilé des géants.

La traversée de Uarte est très longue d’autant qu’elle se prolonge par les abords de Pampelune. Au loin, nous apercevons la cathédrale mais il faut encore marcher pendant un bon moment. L’entrée de Pampelune passe par une banlieue pauvre : un immeuble vétuste, du linge aux fenêtres des étages, des jeunes agglutinés aux fenêtres du rez-de-chaussée. Devant l’immeuble, des voitures cabossées dans lesquelles fourragent des adolescents. Le contraste va être saisissant avec la riche Pampelune.

Nous grimpons vers les remparts de la ville par des jardins bien entretenus. Il nous faut trouver l’albergue  Jésus y Maria, heureusement la signalétique est parfaite, les différents hébergements sont affichés. Notre albergue se trouve dans le centre historique non loin de la cathédrale. A l’accueil on nous alloue 2 lits, les n° 53 et 54. Bon ce n’est pas le bon tirage, nos lits se trouvent au bout de l’allée du rez-de-chaussée à proximité des accès douche, salle des machines à laver, pièce avec ordinateurs, escalier pour l’étage où se trouve la cuisine. ça promet une nuit passablement agitée …

L’architecture est remarquable. Les 114 lits sont répartis sur 2 étages. Du rez-de-chaussée on voit la voûte du haut. A chaque niveau, c’est une succession d’alvéoles de 6 lits superposés dans un long couloir. Le tout est assez fonctionnel, un grand nombre de douches, WC, lavabos. Le seul gros invénient est de se retrouver en bout de couloir. Passage presque continuel avec une porte d’accès aux commodités particulièrement bruyante. A quelques minutes près, on se serait trouvé à l’étage bien plus calme (comme nous l’ont confirmé des bretons rencontrés plus loin). Pour 7 euros par personne, ça n’est quand même pas trop mal.

Nous nous installons, prenons la douche et vite nous allons en ville, il fait très beau, la cathédrale est fermée, nous devons nous contenter de faire des photos de l’extérieur. La grand place regorge de monde, elle est entourée de grandes demeures très hautes d’une très belle architecture.

Nous profitons du soleil sur la place en mangeant une bonne glace. Beaucoup de monde sur la place d’autant qu’une course cyclotouriste y trouve son arrivée. Apparemment elle est très connue et on y vient de loin pour participer, même des français. Curieusement, nous notons un nombre important d’enfants qui courent dans tous les sens sans beaucoup d’interdit. Ce va et vient de monde va durer tard le soir, les espagnols ne sont pas pressés de rentrer.

Et comme nous nous attablons un peu plus tard pour dîner à une terrasse couverte, nous constatons aussi que les espagnols sont très, très bruyants.

Après le repas et un petit tour dans les petites rues typiques de Pampelune, retour à l’albergue. Dans notre compartiment, d’un côté deux espagnoles dont nous entendrons le doux ronflement pendant toute la nuit et de l’autre côté une jeune cooréenne et une jeune anglaise qui en réalité est italienne mais vit en angleterre.  Elle raconte dans un français très correct qu’elle souffre des pieds. Nous l’avions déjà vu dans la journée dans un endroit particulièrement pénible (une pente raide rocheuse couverte de boue) où accompagnée d’Andrée, elle a mis beaucoup de temps à passer l’obstacle.

C’est notre 1ère expérience d’une grande albergue. Boaf, il faudra rééditer l’expérience.


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