11ème étape : de Roncevaux à Zubiri

Samedi 25 Mai 2013 : étape de 22 kms. Hébergement à la Pension Benta Berri.

 

Départ à 9 H 40 après un bon petit déjeuner. Nous avons même embarqué 2 bananes pour la route.Le chemin longe la route sous bois. Dès le départ il est impraticable, nous devons à plusieurs reprises faire des crochets sous bois pour éviter de grosses flaques d’eau. Finalement nous préférons prendre la route de bitume jusque Burgete. Nous ne sommes pas les seuls à choisir cette option. Après Burgete, le chemin entre en forêt, il est un peu plus praticable.

Il pleut depuis notre départ. Une des rares photos de la journée : l’église de Lintzoain du 13ème siècle connue sous le nom de Saint Sernin.

Nous passons une succession de petits ponts, les ruisseaux sont grossis par la pluie.

Différence avec les autres jours, nous ne sommes plus seuls : des piétons et des vélos commencent à nous doubler. Nous avons droit aux premiers « Buen Camino ».

Quelques montées sur des chemins recouverts de pierres donc plus facile pour avancer.

Une plus forte montée nous amène à la porte d’Ero. Ensuite à environ 7.5 kms de Zubiri, le chemin en forêt devient très boueux et  glissant. Il descend jusqu’au village et même si la pluie a cessé, nous continuons à marcher dans la boue. On n’en voit pas la fin.

La journée de marche n’a pas été très fatigante mais triste car à part regarder où l’on mettait les pieds, nous n’avons rien eu d’intéressant à voir.

 2 cooréennes rencontrées à l’auberge de Roncevaux nous doublent. Toujours aussi difficile de communiquer.

Nous arrivons à Zubiri à 2 H 15, notre pension est en réalité une chambre dans un appartement disposant de 3 chambres. Pas facile à trouver car l’appartement est au 4ème étage d’un immeuble et la seule indication est le nom « Pension Benta Berri » en petit sur la sonnette.

Nous ne sommes pas seuls, 1 couple de bordelais et les 2 américaines de Valcarlos va nous rejoindre dans l’après-midi.

Petit tour en ville, pas grand chose à voir c’est une ville rue, chocolat chaud au bar du complexe sportif plus loin sur la nationale.

Pas d’épicerie d’ouverte, pour le soir nous optons pour le restaurant indiquée par notre logeuse. C’est un bar situé juste à côté de la pension. La serveuse accueille les pèlerins et remplit au fur et à mesure les tables. Lorsque tout est plein, elle fait patienter et le service commence. Il y a beaucoup de pèlerins de toutes nationalités. A notre table, 1 couple d’américains, un jeune allemand très bavard qui parle couramment anglais et français. Les américains veulent aller jusque Santiago puis de là prendre l’avion pour rejoindre l’Afrique du Sud.

De retour à l’appartement, nous bavardons quelque peu avec les bordelais. Comme nous racontons mon étourderie pour avoir marché toute une journée avec du papier journal au fond de mes chaussures, il nous signale qu’il n’a pas fait mieux. Il a marché toute une journée après avoir mis une seconde semelle au-dessus de la 1ère. Il a les orteils en sang.

Fin de soirée avec soins des différents bobos.


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