9ème étape : de St Jean Pied de Port à Valcarlos

Jeudi 23 Mai 2013. étape de 11,5 kms Hébergement à l’hôtel Maitena à Valcarlos

Lever comme à l’habitude vers 6 H 30. Comme l’étape est courte, nous traînons un peu. Depuis 2 nuits, Andrée se réveille avec un mal de dos, les matelas ne lui réussissent pas. Prépa et soins des ampoules. Pas trop handicapantes cette fois. Mais pour chacun un orteil dont l’ongle vire au noir, et celui d’Andrée n’est pas joli à voir. Nous allons suivre les avis de la pharmacienne qui, hier, nous avait conseillés de voir un médecin. Le petit déjeuner est  servi par le propriétaire. Il nous informe que le passage d’Orrison n’est pas aussi dangereux que le prétendent les hospitaliers de la maison des Pèlerins. Qui croire ?

Nous nous mettons en quête d’un médecin afin de régler le problèmes des pieds avant de passer en Espagne. Pas de médecin disponible, tant pis nous nous en passerons.

La sortie de St Jean Pied de Port se fait sans pluie. Hésitation en débouchant de la porte d’Espagne. Le tracé normal est bien indiqué mais pas vraiment celui pour Valcarlos.  Une passante nous indique la route.

Très vite nous quittons la nationale pour prendre une petite route secondaire bien plus tranquille. Lors de la pause pour enfiler les ponchos, car la pluie s’est rappelée à notre souvenir, nous sommes rattrapés par un couple d’irlandais. La jeune dame ne semble pas souffrir du froid, elle marche bras nus. Brrr. La route empruntée est parallèle à la nationale qui mène en Espagne.

Elle grimpe doucement, jolis paysages mais sans soleil. Nous apercevons quelques maisons par ci par là dans les vallons, le ciel est bouché.

Un peu avant Arnéguy, petit village frontalier, nous faisons quelques courses au super marché, apparemment c’est un lieu très fréquenté par les amateurs d’alcool, cigarettes, parfum, un peu comme chez nous à la frontière belge.

Pas de pain dans ce super marché, nous continuons vers Arnéguy, une ancienne douane, une école, un bureau de poste français et aussi un poste de police espagnole. La frontière officialisée par le cours d’eau sépare le village en 2. Nous passons de l’autre côté, ça y est nous sommes en Espagne.

Dès la sortie du village, la route grimpe doucement mais sans interruption sur l’autre versant. Puis nous devons emprunter un chemin sous bois qui serpente au-dessus du cours d’eau. Nous finissons par déboucher sur une route de bitume. Un groupe de dames nous rattrape, elles ont une pêche d’enfer car elles viennent de démarrer le chemin. A ce moment, nous apercevons de l’autre côté du ruisseau beaucoup plus haut sur l’autre versant un groupe de maisons suffisamment important pour être un village.

Il nous semble impossible que ce soit Valcarlos tant le dénivelé est important. Il va s’avérer qu’il s’agit bien de Valcarlos. Le chemin se met à descendre pour aboutir au cours d’eau que l’on traverse par un petit pont. Pour remonter la pente de l’autre versant, une montée très raide. Tellement raide que le large chemin est bétonné avec des stries régulières et rapprochées afin de ne pas glisser. Dur, dur. Andrée  a le souffle court, et pour tous les 2 les jambes commencent à peser.

Arrivés en haut, sans trop savoir où se trouve l’hôtel Maitena, nous nous dirigeons vers une petite place nommée « place de Santiago » pour manger notre sandwich. Mais il fait décidément trop froid, nous sommes en plein vent. Donc priorité quête de l’hôtel.

Une chance nous sommes juste à côté. Prise de possession de la chambre et casse-croûte sandwich au bar. Pas de chance, en croquant son sandwich Andrée se casse une dent. Un bout de dent de devant, pas trop visible ça ira.

Bilan des 8 premiers jours, un orteil abîmé pour chacun, des ampoules pour Andrée et une dent cassée. Dans quel état serons-nous en fin de parcours ???

Pendant qu’Andrée se repose, je pars faire le tour du village. Je rencontre peu de monde, le village a l’air mort, personne dans les rues, il faut dire qu’il ne fait pas très beau, ni très chaud. A l’hôtel, il y a des clients notamment les 2 irlandais rencontrés le matin et aussi 2 américaines.

Le patron de l’hôtel nous explique que le véritable chemin est celui que nous empruntons, ce serait « le chemin historique » . Nous n’avons pas trop de regret car vu le temps, le passage par Orisson ne doit pas être facile, d’autant que le brouillard et la pluie n’auraient pas permis de bénéficier des beaux paysages escomptés. Ce matin il faisait 8° à Valcarlos.

Le repas est simple, le lit excellent. En plus nos vêtements vont sécher car nous avons du chauffage dans la chambre.


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