8ème étape : d’Ostabat à St Jean Pied de Port

Mercredi 22 Mai 2013 : étape de 22,5 kms. Hébergement prévu au gîte « le Compostella » et finalement dans la rue de la citadelle

 Lever à 6 H 30, Petit Déjeuner à 7 Heures, nous décollons à 7 H 50 et de nouveau sous la pluie.

Routes et chemins se succèdent sous un ciel très gris et avec un sale crachin ne permettant pas de profiter du paysage. Les sentiers sont très boueux et nous retardent. Dommage car les paysages, les maisons basques toute blanche  avec leurs volets rouges et parfois verts auraient fait de belles photos. Les jardins sont bien entretenus,  les arômes devant les maisons sont magnifiques.

Fin de matinée, la pluie a redoublé, nous nous arrêtons à Gamarte pour prendre un café et manger une part de gâteau dans une ferme qui offre un abri pour pèlerins et quelques produits régionaux. Un appel téléphonique du patron du gîte de St Jean nous prévient que des pèlerins (ou touristes ?) américains lui ont loué toutes ses chambres, il nous propose en échange une chambre chez un particulier qui vaut largement son gîte. Bon OK. nous verrons sur place.

Vers Midi à St Jean le Vieux, un bar resto pour routiers et voyageurs plein de monde propose des frites. Nous ne souhaitons pas prendre de repas copieux mais nous y entrons quand même. Pas de problème, nous pouvons manger notre sandwich du côté bar accompagné d’une portion de frites. Rarement vu une telle efficacité dans le service et tout ça avec le sourire. Chapeau.

Nous arrivons assez vite à St Jean Pied de Port par la porte St Jacques, très belle porte à l’entrée de la rue piétonne qui donne sur la rue touristique de la Citadelle. Très orientée Compostelle, cette rue  pavée et toute en descente grouille littéralement de pèlerins avec sacs à dos et chaussures dont beaucoup toutes propres  (?). Il y en a dans tous les sens.

Nous rejoignons par le bas la rue Arnégui où se trouve le gîte Compostella. Le gérant nous attend pour nous conduire chez une dame qui loue des chambres d’hôtes. Elle se trouve en plein centre de la rue piétonne. Super.Nous sommes logés au 2ème étage. La maison est ancienne et la propriétaire semble très gentille. Salle de bain et WC sont à partager avec les autres locataires, large escalier de bois, poutres, parquets, tout est bien entretenu.

Comme nous cherchons à faire la lessive de chaussettes boueuses, après notre lessive, elle nous propose de les sécher au sèche-linge. Pour le soir, notre fils nous a fait la surprise de nous réserver une table pour notre anniversaire au restaurant de l’hôtel des Pyrénées. Ce restaurant semble assez chic d’après notre hôtesse, ce qui nous pose le problème de la tenue notamment des chaussures. Gentiment, elle propose à Andrée de lui prêter une paire des siennes.

Après la douche et un léger repos, nous décidons de visiter St Jean. C’est l’occasion de tester les chaussures de la dame. Pour se promener en ville les tongs sous la pluie ce n’est pas le top et les chaussures de rando sont trop  mouillées.

Dans la ville, nous rencontrons Aurée la jeune fille d’Arthez du Béarn. Elle redémarre le chemin après 2 jours d’arrêt. Beaucoup de français redémarrrent à St Jean, les étrangers eux commencent ici leur chemin. Nous constaterons par la suite qu’ils ignorent totalement la partie française.

La ville offre de belles boutiques, les tissus lignés basques avec dominance de blanc et rouge sont magnifiques, les espadrilles en corde fabriquées au pays basque avec les tissus sont uniques.

Nous prenons un chocolat chaud et rencontrons deux dames doublées précédemment qui se déplacent en trainant une voiturette. Elles nous disent qu’à la Maison des Pèlerins, on leur a déconseillé de passer les Pyrénées par le chemin d’Orisson  avant dernière étape avant Roncevaux car la neige est annoncée.

Nous décidons de passer à la Maison des Pèlerins qui confirme l’arrivée de la neige et le danger d’emprunter le chemin traditionnel car le col de Bentarte risque d’être très dangereux. On nous conseille par prudence de prendre l’ancienne route vers Valcarlos. Nous avons réservé à Orisson, les arrhes sont acquis selon le règlement du gîte.

Tant pis, nous allons privilégier l’ancienne route par sécurité, le kilométrage n’est pas excessif mais il y a pas de nombreuses montées. On nous donne aussi la liste des hébergements à Valcarlos. Le 1er sur la liste fera l’affaire, c’est le moment de tester mon espagnol pour la réservation par téléphone. Bon, pas le bon coup, le patron de l’hôtel parle français, c’est trop facile.

L’heure du resto est arrivé, nous sommes très bien reçus malgré notre tenue de pèlerin (les chaussures ont été abandonnées par Andrée, trop douloureuses). Nous ne sommes pas les seuls, il y a de toutes les tenues. Le repas est excellent  genre cuisine nouvelle, des plats recherchés. Nous passons une excellente soirée.

A notre retour, notre linge a été séché par notre hôtesse. Le petit déjeuner est à prévu 7 H 30.


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