7ème étape : d’Aroue à Ostabat

Mardi 21 Mai 2013 : étape de 24,5 kms. Hébergement à l’auberge Amatzanea d’Ostabat

Lever 6 H 30, petit déjeuner 7 Heures, ciel nuageux mais clair, quelques rayons de soleil.

Après 6 kms, la pluie commence à tomber, elle ne nous quittera plus de la journée. Dommage car le paysage vallonné sous le soleil doit être super.

Pour cette étape, les montées et les descentes se succèdent, nous prenons la variante pour gagner 2 kms et éviter Larribar-Sorhapuru, aucune envie de passer par St Palais.

A midi, nous sommes à Uhart-Mixte, à l’entrée du village nous profitons de faire une photo d’un joli pont au dessus de la Bidouze avec en fond de tableau un joli manoir. Dans le village, coup d’oeil au menu du restaurant l’Escargot qui propose des menus pèlerins. La patronne sort pour nous inviter gentiment à entrer. Nous sommes mouillés, nous avons froid, une soupe et une assiette de crudités avec jambon cru près d’un bon feu nous requinquent.

Toujours sous la pluie, nous reprenons le chemin qui monte derrière le restaurant. Vue agréable entre bois et pâture. Nous apercevons un peu en contrebas un troupeau de moutons. Nous constatons assez vite que le troupeau fait curieusement mouvement vers la clôture. Peu après, nous constatons que ce troupeau nous suit. Comme il se rapproche, nous nous arrêtons pour faire une photo des moutons.

Brutalement des cris et des vociférations à l’arrière du troupeau, c’est le berger propriétaire du troupeau, debout sur son quad. Il n’appécie pas mais alors pas du tout que les moutons soient ralentis par notre présence. Nous nous effaçons le plus possible pour les laisser, ouah !!! c’est pire encore, le troupeau peureux s’arrête. Comme il pousse à l’arrière, les moutons finissent par passer.

Au moment où il nous dépasse le berger se met à nous insulter : « on l’empêche de travailler, il en marre de voir défiler les pèlerins -les culs levés- (en référence au poncho qui recouvre les sacs) ». Un peu plus loin, il surveille le troupeau qui entre dans son pré. Comme nous arrivons à sa hauteur, rebelote il se remet à vociférer « Vous n’avez donc rien d’autre à faire qu’à trainer sur les chemins…etc…etc… ». Il hurle tellement que son propre chien file dans le pré avec la queue basse, pauvre bête elle doit souvent déguster.

Nous reprenons le chemin et peu après nous entrons dans un petit hameau. Il est à l’image du bonhomme, triste, sale, boueux. On nous apprendra le soir à Ostabat ce personnage est coutumier du fait, c’est son comportement habituel….

Pas de quoi s’attarder. Nous reprenons le chemin pour les quelques kms restants. Nous apercevons Ostabat sur une hauteur. Nous voilà arrivés à l’Auberge Ametzanéa après 24 kms sous la pluie.

L’auberge est au centre du petit village en face de l’église, nous avons une chambre dans la maison voisine, très petite, très rustique, sans chauffage.

Après un petit tour très rapide dans le voisinage sous une pluie battante, nous allons bien vite nous réfugier à l’auberge près du poêle. Le souper se passe à l’auberge où nous rencontrons 3 belges dont 2 partis de Maestricht et 1 d’Anvers qui terminent à St Jean Pied de Port. Nous retrouvons les 2 couples rencontrés à Navarrenx avec qui nous partageons le repas pendant lequel chacun raconte ses mésaventures de la journée.

Le souper est simple servi par le patron avec son béret basque. Plus tard en Espagne, un pèlerin habitué du chemin nous dira qu’il surjoue le vrai basque.
Après le repas personne ne s’attarde, sous la couette et vite.

 


Commentaire

7ème étape : d’Aroue à Ostabat — 2 commentaires

  1. Dommage d’avoir laissé larribar sorhapuru de côté qui vous aurez mené à la stèle discoïdale, dite « stèle de Gibralter » implantée au lieu-dit Gibraltar, qui symbolise le point de rencontre des 3 chemins «chemins de Tours, de Vézelay et du Puy-en-Velay ». Le chemin de St Jacques monte alors vers la chapelle de Soyarza, que vous avez aussi loupé, avant de redescendre vers la chapelle d’Harambeltz, et Ostabat. De plus Ce tronçon est inscrit au patrimoine mondial de L’UNESCO.
    Tout ça pour gagner 2 km sur un chemin de 1800 km

    • Vous avez sans doute remarqué que la pluie ne nous a pas quitté de la journée après d’autres journées qui ont contribué à pratiquement rendre humide tout notre paquetage. Notre seule envie était d’être au plus vite au chaud et à l’abri, le tourisme n’était pas du tout notre priorité à ce moment-là, et 2 kms paraissent parfois bien longs. Mais évidemment la variante nous a fait passé par Uhart-Mixte et nous a fait rencontré un personnage peu fréquentable (dommage après l’accueil à l’auberge l’Escargot).

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