Conclusion

-Fréquentation du chemin :

Le mauvais temps a dû décourager beaucoup de monde car jamais il n’y a eu d’affluence. Même en fin de parcours s’il y a eu un changement après Sarria (les fameux 100 derniers kilomètres utiles pour les CV espagnols), nous n’avons pas rencontré de foule sur le chemin. Par endroit, lorsque la vue portait très loin, les pèlerins s’égrénaient tout le long du chemin mais avec des espacements importants. Au moins c’était sécurisant. Il n’y a que sur certaines variantes où nous nous sentions un peu seuls au monde. Les hébergeurs nous ont déclaré que le mois de Juin est souvent au creux de la vague.

-Equipements :

Les sacs doivent être aussi légers que possible soit, mais les longs trajets sont sujets à d’énorme changement de temps. Les ponchos ont été indispensables. Les couvertures polaires ont servies à plusieurs reprises tellement il a fait froid. Certaines albergues proposent des couvertures.

-Le physique :

Les pieds. Quelque soit la préparation avant et pendant le trajet, le type de chaussures et de chaussettes,  il faut bien constater que certaines personnes sont sujettes aux ampoules. Il faut faire avec. Andrée a suivi 1 mois avant le départ la préparation recommandée par la pédicure : crême NOK tous les jours et surtout avant et après chaque marche. Idem pendant le chemin. Elle était très à l’aise dans de bonnes chaussures avec 2 paires de chaussettes.

Tout ça n’a pas empêché de nombreuses ampoules, mais grosse différence avec l’année 2010 (cause de notre arrêt) aucune souffrance à ce niveau, les ampoules étaient une gêne car il fallait s’en occuper chaque matin avant de partir, mais sans plus.  Bon ce ne fût pas la même chose avec les genoux qui la dernière quinzaine lui ont posés beaucoup de problèmes, elle n’a réussi à finir le chemin qu’à forte dose de paracétamol. Nous avons dû aussi la soulager de son sac et utiliser le portage.

De jour en jour, la forme s’affine et en Espagne certaines étapes peuvent être allongées. Malgré ces petits soucis, certaines étapes faisaient 31, 28, 27 kms. Sans ceux-ci, d’autres auraient pu être prolongées.

-L’hébergement :

Les choix sont multiples. Casa rurale, pensions, albergues municipales, albergues privées, hôtels. Les albergues municipales ne prennent pas les réservations mais la plupart des albergues privées le font, en tous cas elles le font pour les chambres privées car de plus en plus les albergues proposent des chambres à côté des dortoirs traditionnels.

Les places en hébergement sont nombreuses, il n’est donc pas toujours nécessaire de réserver ni de partir à 5 heures du matin. Mais certains se lèvent encore très tôt, alors une fois que le mouvement est enclenché, en général tout le monde suit. Il n’y a qu’à Puenta la Reina que les 2 gîtes ont été très vite remplis. Mais dans ce cas précis, l’hébergeur a trouvé une solution de remplacement pour la dernière arrivée (n’est-ce pas Vanessa). Mais je ne parle que de la période vécue, c’est à voir en période d’affluence.

-L’arrivée à Santiago :

Si vous voulez voir le « vol de l’encensoir » dans la cathédrale (el Botafumeiro) se renseigner auparavant. Nous sommes arrivés le Mardi. L’encensoir a été envoyé le Lundi et le Mercredi (pas de pot…).
Voir sur youtube : http://www.youtube.com/watch?v=mtxuvtZqOog

Les places pour le bus de Fisterra ne peuvent être prises à l’avance, il vaut mieux aller assez vite à la gare routière le jour choisi.

-Le retour :

Pour l’Espagne, par le train (Renfe) de Santiago à Hendaye, prendre le billet à la gare de Santiago dès que possible, ne pas hésiter à demander si possibilité de bénéficier d’une réduction (senior ou autre). Sur 3 pèlerins, aucun n’a payé la même tarif. Il n’y a pas de voiture bar dans le Renfe, ne pas oublier le casse-croûte, le trajet dure 11 heures.

Pour le trajet en France, s’il faut faire un changement de réservation de TGV, aller à la gare le plus tôt possible. Il ne reste pas toujours de places disponibles. Ne pas oublier qu’un changement implique l’application du plein tarif. J’ai dû ajouté 122 € de supplément pour les 2 billets (achetés 179,80€ avec assurances 2 mois avant le départ, heureusement pas en prem’s pour échange possible).

-Les rencontres :

SE METTRE SERIEUSEMENT A L’ANGLAIS. Le Camino Frances est très cosmopolite. L’anglais est presque universel et le français pas trop répandu. Presque tous les pèlerins étrangers peuvent s’exprimer ou comprendre l’anglais, c’est un peu frustrant de ne pas pouvoir communiquer.

– Le bilan :

C’est une expérience très enrichissante à tout point de vue. Chacun vit son chemin à son rythme selon ses propres motivations.

Il est toujours réconfortant de retrouver les mêmes pèlerins de jour en jour aux différentes étapes avec parfois des décalages d’une voire deux journées. Mais chacun garde sa liberté, la marche reste individuelle.

En conclusion, nous sommes particulièrement satisfaits d’avoir fait ce chemin et prêts à en faire d’autres, conscients cependant que sur nul autre nous ne pourrons retrouver le même état d’esprit.


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